CATENE D’ORO E COLTELLI D’ARGENTO
Court séminaire sur les valeurs symboliques et les utilisations des herbes sauvages dans la tradition locale et concert/présentation d’un CD audio
Circolo Culturale Contadino di Colognole, Pontassieve (Florence, Italie)
21 juin 2025
Activités développées par La Leggera dans le cadre du projet Tramontana Network, cofinancé par le programme Creative Europe.
Dans la tradition toscane, le solstice d’été n’est pas célébré le 21 juin, jour même du phénomène astronomique, mais le 24 juin, jour dédié à saint Jean-Baptiste. La nuit de la Saint-Jean est généralement considérée comme magique et, autour d’elle, de nombreux rites sacrés et profanes subsistent encore. L’initiative comprendra un court séminaire consacré à la cueillette de millepertuis (Hypericum perforatum, aussi appelé « herbe des sorcières » ou « herbe de la Saint-Jean ») destiné à la production d’une huile médicinale ou à être brûlé dans des feux rituels, à la cueillette de noix pour la préparation de la liqueur traditionnelle appelée « nocino » ou à la cueillette de fleurs spontanées et autres herbes sauvages, propices à la préparation de l’« eau de la Saint-Jean », considérée comme bénéfique pour la beauté et propitiatoire pour l’amour.
En attendant la nuit la plus « magique » de l’année dans le calendrier rural, nous avons choisi d’inviter Placida Staro (voix et violon) et Ricardo Tomba (voix et percussions) de Monghidoro (Apennins bolognais) pour présenter leur dernier CD audio : « Chaînes d’or et couteaux d’argent ». Voici ce qu’ils écrivent dans la présentation de l’œuvre : « Chaînes d’or et couteaux d’argent est un conte cruel aux traits bruts. Nous utilisons les histoires, les expériences et les sons comme des scalpels de l’âme et des anneaux de force, des couteaux d’argent pour couper les vents mortels des crêtes et des chaînes d’or pour enchaîner les gens errants et les danseurs précaires.
Les peuple des Apennins ne « nomment » ni la douleur ni l’amour, ni n’agissent ni ne transmettent leurs effets par le son, le chant, la danse ou la fête. Ce sont des forces de mort et de vie qui coulent, liant les expériences et brisant les limites. Ainsi, ayant renoncé à l’adaptabilité, ayant refusé l’innocence, nous exposons les contradictions stridentes des sons et des mouvements, ceux-là mêmes que, dans la fête, en tant que musiciens, nous honorons et gouvernons différemment. Car ce voyage est dédié à nous-mêmes, au côté obscur de la fête, à ceux qui ont accompagné notre vie. Mille dédicaces de notre mémoire, chaque chanson un souffle d’autres vies. »