LA RESTANZA
Projection d’un documentaire suivie d’une discussion
Projection d’un documentaire suivie d’une discussion
Association culturelle des agriculteurs de Colognole
Pontassieve (Italie)
30 mai 2026
Pontassieve (Italie)
30 mai 2026
Cette initiative est organisée par La Leggera dans le cadre du projet « Creative Europe Tramontana IV ».
Le 30 mai, le documentaire « La Restanza : Histoires de montagne entre la Toscane et l’Émilie » de Francesco Tomè (Italie, 2024, 54 minutes) sera projeté en public. Le réalisateur sera présent et participera à une discussion avec le public après la projection.
Le terme « restanza » a été inventé par l’anthropologue calabrais Vito Teti, qui écrit :
« Partir et rester sont les deux pôles de l’histoire humaine. Le droit de migrer correspond au droit de rester, de construire un nouveau sentiment d’appartenance à un lieu et à soi-même. La restanza, c’est se sentir enraciné et pourtant désorienté dans un lieu où l’on se sent protégé et pourtant radicalement rajeuni. » […] « La restanza est un phénomène contemporain qui concerne le besoin, le désir et la volonté de créer un nouveau sentiment d’appartenance à un lieu. Nous vivons une époque marquée par la migration, mais c’est aussi l’époque plus discrète de ceux qui « restent » dans leur lieu d’origine et le vivent, le traversent et l’interprètent, au milieu d’un tourbillon incessant de changements. La pandémie, l’urgence climatique et les migrations à grande échelle semblent modifier notre rapport au corps, à l’espace, à la mort et aux autres, et elles nécessitent la création de nouvelles communautés, imposant de nouveaux modes de vie à ceux qui partent et à ceux qui restent. Aujourd’hui, de nombreux récits – souvent rhétoriques et superficiels – idéalisent la vie dans les petites villes… »
« Partir et rester sont les deux pôles de l’histoire humaine. Le droit de migrer correspond au droit de rester, de construire un nouveau sentiment d’appartenance à un lieu et à soi-même. La restanza, c’est se sentir enraciné et pourtant désorienté dans un lieu où l’on se sent protégé et pourtant radicalement rajeuni. » […] « La restanza est un phénomène contemporain qui concerne le besoin, le désir et la volonté de créer un nouveau sentiment d’appartenance à un lieu. Nous vivons une époque marquée par la migration, mais c’est aussi l’époque plus discrète de ceux qui « restent » dans leur lieu d’origine et le vivent, le traversent et l’interprètent, au milieu d’un tourbillon incessant de changements. La pandémie, l’urgence climatique et les migrations à grande échelle semblent modifier notre rapport au corps, à l’espace, à la mort et aux autres, et elles nécessitent la création de nouvelles communautés, imposant de nouveaux modes de vie à ceux qui partent et à ceux qui restent. Aujourd’hui, de nombreux récits – souvent rhétoriques et superficiels – idéalisent la vie dans les petites villes… »
Cet abandon, avec sa brutalité, efface les pratiques de mémoire et d’espoir chez ceux qui ont choisi ou ont été contraints de rester. « Restanza » ne se limite pas aux petits villages, mais touche également les villes, les métropoles et les banlieues. Acceptée avec toutes ses contradictions, ce n’est ni un choix de facilité, ni une attente passive, ni de l’apathie, ni une vocation à contempler la fin des lieux, mais plutôt un processus dynamique et créatif — conflictuel, mais potentiellement régénérateur tant pour le lieu habité que pour ceux qui y restent.
Francesco Tomè, le réalisateur du documentaire, explore ce concept au cours d’un voyage à travers les hauts plateaux entre les Alpes apuanes et les Apennins toscano-émiliens, où certains choisissent de rester ou de partir, défiant l’abandon par amour pour les montagnes. Au milieu des rythmes lents, des travaux agricoles et du manque de services, la « restanza » devient un acte de résistance silencieux et radical. Un récit brut et sans fard qui donne la parole à ceux qui ont choisi la vie en haute altitude comme un bien commun à défendre.